Notes de prédication – Inhumation du 3 décembre 2015 – ABBEVILLE

Quelqu’un a dit un jour “La mort fait partie de la vie.”, c’est une loi naturelle et fondamentale de notre passage sur cette terre, il nous faut l’accepter, devrait-on plutôt dire l’affronter avec courage.

Voici quelques notes que la famille concernée, mais nous-aussi, pourrions prendre le temps de relire et méditer.

Que le Dieu de toute consolation nous accorde sa Grâce et son secours !

Cérémonie en souvenir de M. ANQUIER Charles

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction! Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ. »
La Bible, 2 Corinthiens 1 / 3 à 5.

À la lecture de ce texte je comprends que le malheur et la mort ne sont pas choses que Dieu affectionne. Devant notre faiblesse, devant nos cris d’amertume Il s’approche pour nous consoler, non pour nous accabler, ni nous faire la morale !

Les hommes veulent attirer les faveurs de Dieu pour réussir leur vie, parce qu’on leur a dit qu’Il est bon, et qu’Il est généreux. Ils se mettent alors à pratiquer des rites et multiplient les œuvres. Puis un jour ils sont déçus, et se demandent si Dieu existe, ou simplement s’Il s’intéresse vraiment à eux … pourquoi ?

Dieu nous aime, et désire partager notre vie, nous avoir à ses côtés, honorer ses promesses … mais notre vie, nos comportements, nos mobiles ne nous poussent jamais vers Lui pour répondre vraiment à son Amour. Jésus ne nous demande rien, mais quand nous perdons tout, même nos êtres aimés, Il reste avec nous !

Il y a quelques années, une personne que je croyais être mon ami, à qui je faisais confiance, a révélé un autre visage. Ce « copain » me mentait, et j’ai même découvert qu’il se « servait dans mes affaires » … J’ai essayé de lui pardonner, mais lui ne voulait pas changer.

La question est la suivante : À ma place auriez-vous TOUT accepté en sachant les conséquences pour vos proches, pour vous et surtout pour votre ami s’il ne changeait pas de mentalité ? Avec Dieu nous agissons malheureusement parfois de même …

Quand un couple s’aime, il fait une union et fonde un foyer. S’il n’y a pas en son sein le véritable amour, il ne peut pas y avoir de pardon, et au jour où plus rien ne va, tout casse. Le véritable amour ne se remplacera jamais par des principes, ni la vraie foi par la religion. D’ailleurs, dans cette même pensée, nous pouvons lire dans la Bible qu’Il est possible d’entrer au Ciel sans avoir mené une vie de religieux (le brigand coupable, cloué sur une croix en même temps que Jésus a été pardonné par le Seigneur !). Mais il est impossible d’y entrer sans avoir accepté de faire la paix avec Dieu, et d’avoir changé pour répondre à son amour.

Et pourtant l’Amour de Dieu est si grand qu’il a envoyé pour nous un guide, son Fils Jésus, le Christ. Jésus est venu sans armée, sans richesse, sans gloire. Il s’est fait « homme », et au travers de cela il nous adresse un premier et grand message : Je suis venu vous rencontrer et vous parler comme à un ami. Je suis venu pour être l’épaule quand vous pleurez, la parole d’affection quand vous êtes désorientés, celui qui vous aidera à guérir votre cœur chargé de chagrin.

Conclusion : Quand le monde a vu Jésus être crucifié sur la Croix, il a vu le Juste les bras cloués, mais aussi les bras grands ouverts pour l’accueillir au jour où il comprendrait que c’était par amour qu’il s’était livré. En donnant sa vie, Jésus nous offre la guérison de nos cœurs lourds du péché, et fatigués de la tristesse.


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